L'Incroyable Histoire de la sauce soja
Voilà l'album de bande dessinée reçu grâce à la dernière opération Masse Critique de Babelio, spéciale BD : L'Incroyable Histoire de la sauce soja, de Fumio Obata, aux éditions La Pastèque.

Cet album, qui est un magnifique objet avec une belle reliure et cousu (si, si ça existe encore, les livres cousus), est en fait un receuil de nouvelles, 6 nouvelles graphiques, 3 en couleurs et 3 en noir et blanc. Sur ces 6 nouvelles, 2 sont "muettes", c'est-à-dire sans dialogues. La première nouvelle donne son titre au recueil, les autres sont La Boîte, L'Embobineur, Cyclope, L'Ecran, Equation.
J'ai trouvé la plongée dans l'univers de l'auteur que représente la lecture de cet album très déconcertante. L'auteur mêle avec application un humour décalé, des éléments fantastiques ou fantaisistes et un regard assez pessimiste sur notre monde, ainsi qu'une violence assez effrayante, en particulier parce qu'elle émane principalement d'enfants. La seconde nouvelle, La Boîte, muette, est à ce titre particulièrement éprouvante, en montrant la violence naturelle d'une bande d'enfants livrée à elle-même, pourtant entourée d'adultes, mais qui ne lui prêtent pas la moindre attention ... il en est de même pour L'Ecran, l'autre nouvelle muette, qui m'a également fait froid dans le dos ... et je mettrai la dernière nouvelle, Equation, dans le même panier, même si cette fois la violence n'est pas le fait des jeunes mais du professeur ... et pourtant, dans chacune de ses nouvelles, il reste encore une lueur d'espoir, un élément plus ou moins fantastique,qui suggère que quelque chose est encore possible ... il y a d'ailleurs une gradation dans la construction du recueil sur ses trois histoires, car l'élément fantastique s'y fait de plus en plus présent, et l'échapatoire possible.
Les trois autres nouvelles, L'Incroyable Histoire de la Sauce Soja, L'Embobineur et Cyclope sont beaucoup plus légères en apparence, sans violence, mais questionnent tout de même la société face à l'individu, même si l'humour et la fantaisie semblent l'emporter sur la réflexion, du moins pour les deux premières ... j'ai beaucoup aimé la tendresse qui se dégage de L'Embobineur. Cyclope est plus ambigu, elle montre la difficulté de ne pas être comme tout le monde, de le sentir, et de ne pouvoir surmonter ce sentiment d'étrangeté ...
Pour résumer, je dirais que ce recueil est une découverte, je ne connaissais pas cet auteur, qui travaille surtout dans l'animation (vous pouvez en apprendre un peu plus sur lui ici, là ou encore ici), et je pense qu'il vaut le détour. J'ai été heurté par la violence de certaines scènes, mais aussi interpellée par une certaine vision de la société ... Japonais vivant au Royaume Uni, Fumio Obata danse sur une corde tendue entre deux mondes, deux cultures, mais il me semble que l'expression de cette violence entre les individus et la société est plus teintée de culture japonaise, s'exprime plus crûment que dans une oeuvre purement occidentale ... cela ne signifie pas que notre société est moins dure que la société japonaise, du moins, dans certains aspects.
Bref, je vous conseille d'ouvrir cet album si vous le croisez au détour d'une étagère chez votre libraire ou dans votre bibliothèque, et je suis curieuse de lire d'autres ouvrages de ce jeune auteur.
Merci aux éditions La Pastèque (maison d'édition québécoise, je précise) et à Babelio pour cette lecture !
Plongée en adolescence ...
Depuis une quinzaine de jours, je me relis la série Nana de Ai Yazawa, 21 tomes sortis à ce jour ...
Et pas de nouvelle sortie à l'horizon, snif, car l'auteure connaît apparemment de très gros problèmes de santé depuis 2 ou 3 ans ... ça s'arrête donc à 21 pour l'instant ... 7x3 ... le chiffre 7 a une grande importance dans ce manga, car c'est une des traductions de Nana ...

Si vous ne connaissez pas, ou si vous avez des adolescentes à gâter, n'hésitez pas !
Aux antipodes ...
... mes dernières lectures se situent vraiment dans deux univers bien différents, et je dirais même, aux antipodes l'une de l'autre ...
Côté pile, j'ai dévoré avec délectation le livre offert par ma NSP-Darling lors de notre première rencontre : Le Mec de la Tombe d'à-côté, de Katarina Mazetti, éd. Babel.

Dans un cimetière, deux tombes côte à côté : une tombe toute sobre pour le mari de Désirée, jeune veuve citadine et bibliothécaire, qui apprécie l'art contemporain, les livres et l'écologie ; une tombe monstrueusement chargée d'angelots et de chérubins pour la mère de Benny, agriculteur célibataire en passe de se laisser déborder par tout ce qui ne se fait plus tout seul à la ferme depuis la mort de sa mère.
Sur le banc en face de ces deux tombes, un péquenot en casquette de bûcheron et une bobo immuablement vêtue de beige se lancent des regards méprisants lorsqu'ils se croisent ...
Vous y croyez, vous, au coup de foudre ? Et le coup de foudre, vous croyez que cela suffit pour vivre à deux ?
Voilà la question cruelle que cette auteur suédoise pose dans ce petit roman décapant et surprenant. Laissez-vous tenter par cette histoire mortuaire, vous ne serez pas déçus ! Et vraiment, la littérature nordique (que j'ai commencé à fréquenter en compagnie d'un certain Paasilinna) nous réserve de bien belles surprises !
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Côté face, je me suis replongée pour quelques heures dans l'adolescence en lisant les tomes 20 et 21 du manga Nana de Aï Yazawa :

Vu qu'il s'agit des tomes 20 et 21 de la série, j'aurais bien du mal à vous en parler sans dévoiler toute l'intrigue. Pour celles que cela intéresse, je vous donne le lien de l'article que j'avais écrit sur le premier volume de la série, il y a quelques années maintenant : par ici la visite !
Le hic, c'est que les volumes sortent vraiment trop lentement, genre un par an en France, et que cela faisait bien 2 ou 3 ans que j'avais arrêté la série ... du coup, difficile de se remettre dans le bain, surtout que les derniers volumes sont difficiles à lire car truffés de retours en arrière ... ou plutôt de projection, l'intrigue principale se trouvant dans le passé ... néanmoins, quand j'ai fini le 20, et que j'ai vu sur Amazon que le 21 était dispo, je l'ai commandé et lu dès qu'il est arrivé, et avec la larme à l'oeil ...coeur de midinette, quand tu nous tiens ...
Cela reste à ce jour le meilleur shojo manga que j'ai jamais lu, alors, celles qui ont des filles adolescentes, faites-leur découvrir !!
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Et sur le front, tout est presque calme ... il fait de nouveau un peu trop chaud à mon goût, le Merlin se remet d'une crise d'urticaire généralisée certainement provoquée par la nouvelle formule des couches Pampers Active Fit, et la "solitude" ne me pèse pas trop ...
Côté broderie, pas bien le temps de sortir l'aiguille, les préparatifs du SAL Rentrée Mystérieuse avancent doucement et je suis en retard pour mon Autumn Snapperland, mais Carole aussi, alors ce n'est pas trop grave ...
Je vous laisse sur une photo du Merlin en pleine séance de tri et de rangement des papiers avec son papa ...
Couleur de peau ... et autres histoires
Je viens de finir le deuxième volume d'une superbe bande dessinée intitulée Couleur de peau : miel, de Jung.

Nous y retrouvons Jung devenu adolescent, et qui a toujours du mal à établir un équilibre entre ce qu'il est et ce qu'il voudrait être, entre son rejet de la Corée qui l'a abandonné et son irrésistible curiosité envers ses racines, entre sa mère adoptive, pas toujours douée pour exprimer ses sentiments, et la mère qui n'est plus qu'un vague souvenir, celui d'une douceur à demi oubliée. Pour voir ce que je pensais du premier tome, et lire un résumé un peu plus étoffé de l'histoire, vous pouvez cliquer ici.
Le deuxième semble un peu apocalyptique quand on regarde sa couverture, mais il s'agit plus d'une aventure intérieure, celle d'une jeune femme perdue qui ne sait pas d'où vient le grand vide intérieur qui la ronge. Il faudra pour le découvrir une pluie qui menace d'inonder le pays, son père qui tombe dans le coma, et l'intervention d'une mystérieuse vieille femme et d'un non moins mystérieux chat familier ...

J'avais déjà lu une autre BD de Pierre Wazem, intitulée Sur la neige, et elle m'avait aussi beaucoup plu.
Château l'Attente ...
Château l'Attente, de Linda Medley, éditions çà et Là.
Il était une fois, dans un grand château, un roi et une reine qui ne pouvaient avoir d’enfants, situation qui les désespérait. Heureusement, une gentille sorcière accepta de les aider et une belle petite fille leur naquit. Malheureusement, une autre sorcière pris ombrage du succès de sa collègue, et maudit l’enfant, qui le jour de son seizième anniversaire, se piquerait le doigt au fuseau d’un rouet et …
Quoi, cette histoire vous dit quelque chose ? Vous la connaissez par cœur, depuis son « Il était une fois » initial jusqu’à son « Et ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants » final ?
Eh bien détrompez-vous, cette bande dessinée est bien loin de toutes les réécritures que vous avez pu lire de ce conte. Car ce qui intéresse Linda Medley, c’est ce qui se passe une fois que le rideau est retombé sur le bonheur conjugal tout neuf de la princesse ensorcelée. Ce qui arrive aux valets, femmes de chambres et suivantes qui ont dormis eux aussi pendant cent ans mais que nul baiser n’attend au réveil. Et comment un château qui est resté à l’abandon pendant un siècle peut devenir un merveilleux refuge pour des personnages bizarres, déboussolés, uniques et inattendus.
Cette bande dessinée atypique met en scène des problèmes tels que les croyances, l’amour, la maltraitance ou l’amitié en jonglant avec les mythes et les contes et en saupoudrant le tout d’une bonne dose d’humour. Les histoires s’enchaînent à la manière d’un Décaméron ou des Contes de Canterbury, chaque nouveau personnage dévoilant peu à peu son histoire et ses liens avec les autres occupants du château. Et la plume précise et gentiment moqueuse de Linda Medley est indubitablement la sauce idéale pour lier ces histoires et ces personnages originaux et attachants.
Pour avoir des informations sur le livre, l’histoire, les personnages ou l’auteur, vous pouvez visiter le site officiel Château l’Attente, où vous pourrez également lire un extrait des premières pages, et admirer le trait de l'auteur. On y apprend aussi, et j'en suis heureuse, que la suite devrait être publiée en 2009. C'est vrai que l'histoire de certains personnages est complète à la fin de ce premier volume, mais pour d'autres, le mystère reste entier, et j'attends avec impatience d'en savoir plus sur Jaine et son fils !
J'oubliais de signaler que cette BD est un magnifique objet, et que je compte bien l'ajouter prochainement à ma bibliothèque personnelle !
La vie en rose ...
Avec cette petite série de mangas en 8 tomes : Pink Diary, de Jenny.

Kiyoko, jeune lycéenne, attend la rentrée avec appréhension depuis qu'elle sait que son ancien meilleur ami, à qui elle n'a pas adressé la parole depuis des années, doit les rejoindre elle et son frère jumeau dans leur école. Bien décidée à continuer de l'éviter, elle découvre vite que Tommy ne l'entend pas de cette oreille, qu'il espère renouer les liens d'amitié rompus et que sa petite amie, Sachiko, se fait elle aussi une joie de rejoindre la bande ...
Pour Kiyoko, les ennuis ne font que commencer ...
C'est une petite série sympathique, même si elle ne casse pas trois pattes à un canard (et de toutes façons j'ai horreur de faire souffrir les animaux), et peut-être plus ambitieuse qu'elle ne le paraît à la lecture des tout premiers tomes. Je viens de finir le 8ème, et je dois dire que l'ensemble est agréablement surprenant, abordant des thèmes tels que l'anorexie et ses ravages, que je n'avais jamais rencontré jusqu'alors. Bon, on a bien envie de distribuer quelques baffes aux personnages quand ils font leurs têtes de cochons, et il y a les inévitables stéréotypes, mais dans l'ensemble, c'est une série que je conseillerais (d'ailleurs, je l'ai déjà fait, et Bulie est en train de se morfondre à attendre le tome 5 emprunté par quelqu'un d'autre ...). Et puis la jeune auteur française a drôlement bien tenu son pari !

Couleur de peau : miel
Joli titre, non ? Il n'est pas de moi, c'est celui de la BD de la semaine !
Jung Sik Jun est âgé de 5 ans lorsque la police le ramasse dans les rues de Séoul et l’emmène à l’orphelinat américain Holt. Là, avec des centaines d’autres enfants, il est soigné, répertorié et proposé à des familles occidentales pour être adopté. Le hasard l’expédie en Belgique, où il grandit dans une famille comptant déjà 4 enfants, auxquels s’ajoutera quelques années plus tard une autre petite coréenne. Au sein de cette famille sans histoires, il dépeint une enfance heureuse, ni idyllique ni idéalisée, qui n’échappe pas toujours à la cruauté et aux questions, mais une enfance sur laquelle l’auteur se retourne avec plaisir.
Dans cette BD atypique, j'ai beaucoup apprécié le détachement et parfois la dérision dont l’auteur fait preuve pour narrer son histoire. Le résultat est une œuvre attachante mais pas larmoyante, qui pose le problème de l’adoption, du déracinement, d’une réalité que beaucoup ont côtoyé (dans les années 80, beaucoup d’enfants coréens sont arrivés dans des familles françaises), sans forcément en comprendre toutes les implications. Je me souviens que lorsque j'étais en primaire, dans mon village deux frères sont arrivés de Corée, adoptés par une famille du coin, et ils ne parlaient pas un mot de français quand ils sont venus à l'école pour la première fois. Je ne sais pas ce qu'ils sont devenus aujourd'hui (car ça fait longtemps maintenant que j'ai quitté mon village), mais la lecture de cet album m'a fait repenser à eux.
Ce titre m'a également permis de découvrir une maison d’édition que je ne connaissais absolument pas : Quadrants. Elle propose 4 collections, Astrolabe, Azimut, Boussole et Solaires (je trouve les noms admirablement choisis) et couvre une large palette de genre, de l’aventure au comics en passant par l’autobiographie et l’humour. L'album est soigné, avec à la fin un mini-dossier sur l'auteur et sur son histoire.
Un grand merci au Génépi pour m'avoir fait découvrir ce titre !
Le Cheminot ...
Non, ceci n'est pas un billet d'humeur contre la SNCF, mais bien mon dernier coup de coeur BD (que je vais présenter au Cercle des Lecteur qui se tiendra demain dans ma bibliothèque).
Les morts peuvent-ils parler aux vivants ? Les vivants peuvent-ils être sauvés par les morts ? Deux questions qui se posent à la lecture de ces deux nouvelles de Jiro Asada, mises en images par Takumi Nagayasu.
Dans la première nouvelle, sur le quai d’une gare désertée par les voyageurs et dont la ligne est condamnée, un vieux chef de gare accompli les gestes immuables de sa fonction : il agite torche, drapeau, sifflet, comme autant de reliques devenues inutiles. Un soir de réveillon, sa solitude est troublée par la visite étrange de trois sœurs, dont la vue suscite en lui la souvenir de sa propre fille, morte depuis des années. Laissant le flot des souvenirs gonfler son cœur, le vieil homme se prend à imaginer ce qui aurait pu être ...
Dans La Lettre d’amour, le froid, le silence et la neige cèdent le pas à la dureté et à la vulgarité des bas-fonds urbains. Un homme sort de prison et apprend qu’il doit aller chercher le corps d’une femme qu’il a épousé pour lui permettre de séjourner au Japon et d’y travailler ... en tant que prostituée. Excédé par cette démarche, Goro se met en route à contrecœur, mais la lecture de la lettre que lui a adressée la défunte sur son lit d’hôpital le touche étrangement, et il entrevoit au-delà de ces quelques lignes une vie différente, un autre avenir possible.
Avant d’être adapté en manga, Le Cheminot est le titre d’un recueil de nouvelles de Jiro Asada, recueil dont sont tirés ces deux histoires, et qui a valu à son auteur de recevoir le prix Naoki en 1997. La nouvelle éponyme mêle aux traditionnelles histoires de fantômes japonaises la modernité d’un style sobre et factuel, et l’actualité d’un décor on ne peut plus réaliste (le Japon montagnard déserté par sa jeunesse, la fermeture progressive des lignes de chemin de fer). Le résultat est une œuvre émouvante qui laisse le lecteur empli de nostalgie et de sympathie.
Le dessin de Takumi Nagayasu sert merveilleusement l’écriture limpide d’Asada, et n’est pas sans évoquer pour moi celui de Jiro Taniguchi (auteur, entre autres, du Journal de mon père, de L'Orme du Caucase et de Quartier Lointain, titres dont je vous avais déjà parlé (ce devait être sur mon ancien blog), en particulier L'Orme du Caucase que j'aime énormément).
A l'occasion de la rédaction de cette critique, j'ai découvert un site très sympa sur la littérature japonaise, qui présente et explique notamment les différents prix littéraires (dont les Japonais sont apparemment aussi friands que les Français) : Shunkin.net .
Bande dessinée de la semaine !
Allez, commençons la semaine en images ...
Voici la présentation d'une bande dessinée que j'ai lue au départ pour mon travail (car elle parle d'Alzheimer, et que je devais en faire une chronique pour notre site internet), mais qui m'a vraiment bouleversée. Alors vous allez tester ma présentation avant tout le monde !
Ernest est vieux. Ernest est seul. Ernest a parfois des trous de mémoire et ne peut plus vivre seul. Son fils décide de le placer dans une maison de retraite pour ne plus être confronté jour après jour à ce qu’il ne peut plus voir que comme l’ombre de son père.
Dans sa nouvelle résidence, Ernest est confronté à des situations cocasses ou désespérantes, à des individus cyniques ou résignés. Certains ne vivent plus que pour attendre l’heure du repas, l’heure du bingo, la visite hebdomadaire, voir mensuelle ou même annuelle des enfants et petits-enfants. Certains vivent dans leurs rêves, et voyagent depuis des années dans les splendeurs oubliées de l’Orient-Express. Certains enfin ne vivent que pour leur amour, qui ne les reconnaît même plus, mais qu’importe.
Au milieu de toutes ces vies fanées, Ernest essaye tant bien
que mal de se faire une place, aidé par son voisin de chambre, désabusé et
roublard. Essaye de ne pas tomber dans les brèches ouvertes dans sa mémoire …
et surtout, de ne pas laisser entrevoir ses gouffres béants au personnel, qui
pourrait alors lui diagnostiquer une certaine maladie irréversible qui le
propulserait sans attendre au deuxième étage, celui que les pensionnaires
n’évoquent qu’à voix basse, car on n’en revient pas.
Avec Rides, Paco Roca signe une œuvre profonde et poignante, émaillée de rires et de larmes, sur la vie, sur la mémoire, sur la terrible épreuve de la maladie d’Alzheimer. Les dessins épurés entrelacent avec tendresse passé et présent et nous entraînent dans un pas de deux nostalgique et vibrant d’amour.
Pour soirées au coin du feu ...
Eh oui, chose promise, chose due !
Voici une petite incursion dans mes dernières lectures !
Pour commencer, un titre on ne peut plus de saison :
La Glace et la Nuit est en fait la suite de La Sève et le Givre, dont vous pouvez lire ma présentation en cliquant ici.
Dans le Royaume d'Hiver, un malaise plane. Lorsque la Reine convoque Kelis Demi-Coeur et lui confie une mission, il sait que c'est celle de la dernière chance. Mais la voie à parcourir sera rude, pour retrouver la trace d'Angharad, disparue depuis des dizaines d'années, en exil par amour et bien décidée à ne pas être retrouvée. Las, Kelis, que peut un être comme toi, seulement à demi fée, empli de doutes qui ne hantent guère que les coeurs humains ?
* * *
On continue dans les histoires sombres, et, j'en suis désolée, dans les suites, avec Hésitation, le troisième volet de l'histoire de Bella et Edward, commencée avec Fascination.
En vérité, pour celui-ci, je ne peux rien vous dévoiler si vous n'avez pas lu le premier. Mais vous pouvez lire en cliquant ici ma présentation de Fascination.
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Finissons en images, avec un nouveau manga de Mari Okazaki :
C'est la couverture du tome 1, j'avais commencé ma lecture par erreur par le tome 2, j'ai fait du rattrapage ensuite ... en même temps, c'est peut-être bien que je me sois trompée ainsi, car je dois bien avouer que la première partie du premier tome est assez, disons, explicite, et je ne sais pas si j'aurais continué la série ... Enfin bref ...
L'histoir de Dernier soupir commence ... par un suicide inexpliqué. Une jeune femme met fin à ses jours et ne laisse pour toute explication que le répertoire de son portable à sa jeune soeur, et ses poissons rouges dans un bocal à son dernier amant d'un soir. Un improbable trio, composé de la jeune soeur de la disparue, de son dernier amant et d'un amoureux transi, se met alors en quête de toutes les personnes du répertoire de la jeune femme, pour tenter de reconstituer sa vie, et de trouver les causes de sa mort.
Comme tous les mangas de Mari Okazaki, celui-ci fait la part belle à des personnages un peu paumés, un peu à l'écart de la vie et de la société trépidante que constitue le Japon moderne, et introduit le rêve dans les détails les plus triviaux de cette vie.
A ne pas mettre entre toutes les mains quand même !
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Allez, on va arrêter là pour aujourd'hui, je ne voudrais pas trop vous lasser ...
Bonne semaine à tous !







