Comme je vous le disais, alors que ma PAL a déjà une taille conséquente, il n'est pas rare que je craque sur un livre ou deux en emmenant les gremlins à la médiathèque. Cette fois-ci, je me suis décidée à emprunter les deux premiers tomes d'un manga dont le graphisme et le titre me faisaient de l'oeil depuis un petit moment, et sur le coup, je me suis déculpabilisée en me disant que je les empruntais pour le Lutin en Chef (qui ne vient généralement pas avec nous, mais qui apprécie que je lui rapporte un ou deux livres de nos expéditions). Et puis finalement, c'est moi qui les ai lus en premier !

La Cité Saturne, d'Hisae Iwaoka, éd. Kana.

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Dans un futur lointain, la Terre, devenue zone protégée, n'est plus habitée. Les hommes se sont réfugiés à sa périphérie, dans un gigantesque anneau construit à 35 000 mètres de sa surface, la Cité Saturne. Dans cet anneau, il existe trois niveaux : le niveau supérieur, où vivent les classes aisées, le niveau inférieur, où vivent les plus pauvres, et le niveau intermédiaire, où les deux populations se côtoient, notamment dans les écoles et autres services publics. Mitsu, qui vient de sortir du collège diplôme en poche, rejoint ce niveau inférieur pour devenir laveur de vitres sur l'extérieur de l'anneau, travail dangereux et indispensable que son père effectuait et qui lui a coûté la vie dans des circonstances quelque peu mystérieuses. En exerçant ce métier, Mitsu espère découvrir ce qui est arrivé à son père, et mieux le comprendre.

Et aux côtés du jeune garçon, nous entrons sur la pointe des pieds dans cet univers complexe et déroutant, celui de ces hommes qui vivent entre ciel et terre, risquant leur vie pour permettre à la lumière naturelle de pénétrer au coeur de la cité. On découvre des tranches de vie, celles des travailleurs, Mitsu en tête, bien sûr, mais aussi celles d'autres habitants, riches ou pauvres, qui font appel aux laveurs de vitres pour "éclairer" leur existence, au sens propre.

J'ai vraiment énormément aimé ces deux premiers volumes, j'ai tout de suite adhéré au graphisme à la fois enfantin et fouillé, et je me suis vite attachée à ces personnages atypiques, dont on découvre petit à petit la vie, les intérêts, les conflits et les joies. Le quatrième de couverture annonçait "Une série de science-fiction poétique et surprenante!", je dois dire que ce n'était pas du tout de la publicité mensongère, et j'ai hâte de retourner à la bibliothèque pour emprunter la suite !

C'est sans conteste l'un de mes mangas préférés depuis très longtemps !

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