Dans la nuit de samedi à dimanche, je n'ai pratiquement pas fermé l'oeil ... et ce n'est pas que de la faute d'Aélys (pour une fois), mon amie Stéphanie a aussi une part de responsabilité ... parce qu'elle m'a prêté ça :

pousuite

Et donc, samedi soir, j'ai lu jusqu'à minuit pour le finir, et à 3h, Aélys s'est réveillée ... courte, la nuit, non ?

La Poursuite du Bonheur, Douglas Kennedy, éd. Pocket.

Kate enterre sa mère aujourd'hui. En compagnie de sa tante Meg au franc-parler redoutable, en compagnie de son frère Charlie, qui a fait le déplacement à la surprise générale alors qu'il ne parlait plus à sa mère depuis 15 ans et avait refusé de venir la voir pendant les derniers temps de sa maladie. En compagnie de son fils, Ethan, et de son ex-mari, Matt. Et en compagnie d'une femme qu'elle voit pour la première fois et qui l'intrigue profondément. Elle ne sait pas encore que cette femme a joué un rôle important dans son passé, rôle qu'elle tient à présent à lui révéler. Et c'est sa vie entière que Sara va livrer à Kate à travers les pages d'un manuscrit, une vie passionnante et passionnée, une vie vouée à la poursuite du bonheur, d'un bonheur inaccessible.

J'ai vraiment dévoré ce copieux roman (presque 800 pages en poche) avec avidité et gourmandise, prise au piège par la personnalité des protagonistes, Sara en tête, bien sûr, mais aussi Kate, Meg, Jack, Eric ... et par leurs histoires. Plus d'un demi-siècle d'histoire américaine défile sous nos yeux à travers cette histoire, avec son puritanisme et ses rêves, sa terrible période de MacCarthysme (dont à ma grande honte j'ignorais à peu près tout ...), ses success story et ses descentes aux enfers ... J'ai été happée par cette histoire, cette histoire d'amour, de haine, de pardon et d'impossible rédemption ... certainement pas le livre le plus drôle que j'ai lu cette année, mais un énorme coup de coeur !

Une petite citation pour la route : "Quand est-ce que que ça va lui tomber dessus ? me suis-je demandé. A quel stade va-t-il découvrir l'énorme, la radicale inanité de tout cela ? Comprendre qu'on se trompe toujours, quoi qu'on fasse ? La plupart d'entre nous sont bourrés de bonnes intentions et pourtant nous n'arrivons qu'à décevoir les autres, et nous-mêmes. Que reste-t-il, alors, sinon essayer encore ? C'est la seule chance qui nous reste. Vivre, c'est essayer."